Pédopsychiatrie : ce que la réorganisation va concrètement faire disparaître dans le 04

À partir de septembre 2026, le service public de pédopsychiatrie des Alpes-de-Haute-Provence devra assurer le suivi de 1 615 enfants et adolescents avec l’équivalent de seulement 2 pédopsychiatres :

  • 1 seul pédopsychiatre praticien hospitalier (PH) titulaire à temps plein,
  • 1 pédopsychiatre en cumul emploi-retraite à 20 %,
  • 1 praticien à diplôme hors Union européenne à 80 %.

Mais derrière ce chiffre déjà alarmant, il y a des conséquences très concrètes :

  • 34 places d’hospitalisation de jour supprimées pour les enfants et adolescents du département,
  • Des suppressions de postes de soignants, psychomotriciens et assistantes sociales,
  • L’arrêt annoncé de nombreuses actions de prévention, guidances parentales et prises en charge précoces,
  • Des secteurs ruraux qui risquent d’être abandonnés faute de moyens,
  • Des enfants dont le suivi sera interrompu ou reporté,
  • Un accès aux soins réservé aux situations les plus graves, au détriment de l’intervention précoce.

Dans un département de 168 000 habitants, où certaines familles attendent déjà plusieurs mois, voire plus d’un an, pour une consultation spécialisée, les personnels dénoncent la mise en place d’un véritable « tri des enfants en souffrance psychique ».

Alors que la santé mentale des jeunes est présentée comme une priorité nationale, les personnels de pédopsychiatrie du CH de Digne lancent l’alerte et demandent un plan d’urgence.

Ci-dessous, les différentes communications du syndicat CGT du CH de Digne :

– Le communiqué de presse

– Le courrier aux élus du département,

– La pétition qui circule en ce moment auprès des personnels et des usagers

– Le tract recto/verso sur la situation actuelle et les revendications portées.