CLINIQUES ELSAN DE PERPIGNAN ET CABESTANY: DES SOIGNANT·ES À BOUT, DES PATIENT·ES MIS EN DANGER

Depuis plus d’un an, les salarié·es, les représentant·es du personnel au CSE et les
organisations syndicales alertent la direction du groupe Elsan ainsi que l’actionnariat
sur la situation dramatique des cliniques Médipôle Cabestany et Clinique Saint-Pierre.
Aucune réponse sérieuse n’a été apportée durant de long jours.
Face au mépris, les salarié·es ont engagé une grève reconductible depuis le 23 avril
2026.
Les revendications sont simples : pouvoir soigner dignement et travailler sans s’épuiser
ni se mettre en danger.
Aujourd’hui, les équipes dénoncent :

  • des effectifs insuffisants ;
  • une dégradation continue des conditions de travail ;
  • un épuisement physique et psychologique généralisé ;
  • des locaux inadaptés ;
  • du matériel vétuste et défaillant ;
  • une organisation du travail mettant en danger soignant·es et patient·es ;
  • un management brutal fondé sur la pression, la culpabilité et la peur.
    La situation est devenue intenable.
    Des ascenseurs régulièrement en panne obligent les brancardiers à parcourir des
    kilomètres dans l’établissement.
    Des patients ont dû être refusés faute de respirateurs réparés à temps.
    Les équipes travaillent dans une tension permanente, avec le sentiment de ne plus
    pouvoir garantir une prise en charge digne et sécurisée.
    Et pourtant, ces établissements sont présentés localement comme parmi les plus
    performants du groupe.
    À la clinique Saint-Pierre, plus de 400 salarié·es sur 550 ont signé une pétition exigeant
    l’ouverture immédiate de véritables négociations sur les salaires et les conditions de
    travail.

Car pendant que les bénéfices remontent vers les actionnaires, les salarié·es survivent
avec des salaires indignes.
Certaines aides-soignantes avec 17 ans d’ancienneté touchent à peine 1 700 euros par
mois, avec sur leur fiche de paie le Ségur… et un complément SMIC.
Dans ces établissements, beaucoup sont contraints d’enchaîner les heures
supplémentaires simplement pour payer leurs factures et nourrir leur famille.
Être bien traité pour être bien traitant. Cette phrase résume tout.
Les salarié·es ne réclament pas du luxe. Ils réclament le respect, des moyens humains,
du matériel fonctionnel et des salaires permettant de vivre dignement.
Pire encore, certains cadres et médecins ont qualifié de “meurtriers” des salarié·es en
grève ayant décidé de faire fonctionner l’établissement au ralenti pour enfin être
entendus.
Culpabiliser des soignant·es épuisés qui alertent depuis des mois est irresponsable.
À la clinique Saint-Pierre, la mobilisation a déjà permis d’obtenir plusieurs avancées
après un accord signé le 13 mai 2026 par les déléguées syndicales CGT, validé par la
majorité des salarié·es grévistes :

  • versement d’une PPV de 700 euros à tous les salarié·es, sans retrait des jours de
    grève ;
  • mise en place d’une prime pérenne de 400 euros ;
  • révision des seuils d’intéressement pour permettre un versement dès l’année
    prochaine ;
  • engagement d’un travail sur les conditions de travail et la qualité de vie au travail dans
    les six mois.
    Ces avancées démontrent une chose : sans mobilisation, rien n’aurait été obtenu.
    Pendant ce temps, la situation reste ouverte au Médipôle de Cabestany, où une
    médiation est en cours cet après-midi.
    Les salarié·es veulent des réponses concrètes. Pas des promesses. Pas des discours
    de communication.
    Pas des remerciements hypocrites pendant que les équipes craquent.

Soigner ne doit pas signifier se détruire. La santé n’est pas une machine à dividendes.

Voir actus luttes du 7 mai sur le site fédérale :

Voir lien vers Caisses de solidarité pour les grévistes des deux cliniques :

https://www.lepotcommun.fr/cagnotte/solidaire/solidarite-salaries-saint-pierre-516mm7wj

https://www.lepotcommun.fr/cagnotte/solidaire/solidarite-grevistes-clinique-medipole-ml1ncph9

Lien vers article de presse :

Grève des cliniques : plus de 200 soignants et personnels réunis dans les rues de Perpignan pour défendre leurs conditions de travail et la qualité des soins – lindependant.fr

 le lien vers la vidéo de soutien de Sophie Binet : https://www.facebook.com/share/v/1CcPGDoo79/

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